COLLOQUE « LA DIVERSITE DANS L’AUTISME » Dernier délai lundi pour les retardataires souhaitant s’inscrire (!)

AFFICHE COLLOQUE Avec Josef Schovanec & a. 28-09-2018_3-2-page-001

Lieu du colloque: Auditorium de l’Instituto Cervantes

7, Rue Quentin-Bauchart, 75008 Paris

 

Ce colloque est dédié à l’autisme et au continuum autistique illustré par les intervenants: Etienne Blinet, Patricia Dy, Natalia Pedemonte, Kristian Schott, Josef Schovanec.

Intervenants

Etienne Blinet, personne autiste.

Patricia Dy, Conférencière et autiste.

Natalia Pedemonte, Fondatrice de Juris Handicap Autisme, consultante conférencière, chercheuse en autisme et autiste.

Kristian Schott, Président de l’Association Spectr.A, consultant en matière des spécificités de l’autisme, violoniste, compositeur et autiste.

Josef Schovanec, Docteur en philosophie, écrivain, traducteur, chroniqueur radio, polyglotte et autiste.

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                                   PROGRAMME

• 9h00 : Accueil des participants
• 9h30 : Présentation du colloque par Etienne Blinet
• 10h00 – 11h30 Patricia Dy : « Le parcours d’une femme Asperger »

À travers mon monde, je vous livre ma réalité. Je partage l’unicité de ma pensée qui émerge de mon être sous toutes ses formes. Je vous raconte l’histoire d’une vie à la fois simple et complexe, avec la présence de mon syndrome d’asperger. Je vous donne accès à mon monde intérieur, afin de mieux comprendre l’autisme dans mon être. Mon témoignage en tant, que personne «atypique» se veut d’échanges et de connaissances, afin de véhiculer «l’existence» de la pensée autistique.

«Échanger : c’est accepter l’autre dans sa dimension» (Patricia Dy)

• 11h30 – 13h00 Kristian Schott : « TSA ou stratégie géniale de régulation »

Explorer un autre regard sur les dits « troubles du comportement » qui caractérisent les symptômes cliniques des troubles du spectre autistique à travers le prisme d’une capacité autonome de créativité et d’élaboration de stratégies compensatoires de régulation des surcharges sensorielles et émotionnelles  générées par l’environnement et l’ensemble des troubles somatiques en interaction avec la spécificité du fonctionnement TSA.

                 [13h – 14h30 : pause]

• 14h30 – 16h00 Natalia Pedemonte : « Comprendre la pensée autistique »

L’autisme est décrit la plupart des cas par des non-autistes. En conséquence, seul est analysé ce qui est visible, d’une part et, d’autre part, la classification de tout comportement en « trouble » empêche de saisir que l’autisme constitue un mode de fonctionnement différent. Comprendre la pensée autistique implique de se pencher sur le fonctionnement interne où la cohérence de chaque trait autistique forme un tout.

• 16h00 – 17h30 Josef Schovanec : « Morituri te salutant – la rareté des militants dans l’autisme en questions ».

A l’instar de toute réalité humaine, l’autisme se caractérise par deux ordres de réalité : face à la réalité médicale ou scientifique de l’autisme décrite par nombre d’ouvrages savants ou populaires, l’autisme se caractérise, de manière encore plus immédiate peut-être, par une réalité sociologique ou humaine, à savoir l’ensemble des personnes effectives ainsi que de leurs groupements qui constituent celle-ci, et que nous appellerons le monde de l’autisme.

La prise en compte de ce second ordre de réalité de l’autisme s’avère singulièrement étique, sinon absente, tant des recherches que des représentations collectives. Or, il s’avère que la réalité observable du monde de l’autisme tend, par un silencieux glissement, à toujours davantage s’écarter de sa réalité médicale ou scientifique.

Après avoir illustré diverses dimensions de cette « translatio autistorum », nous pourrons en interroger les causes, ou plutôt la genèse historique, en particulier l’impact du champ magnétique des attentes exogènes vis-à-vis de l’autisme, tant celles provenant des médias que des corps constitués traditionnels de la société.

A l’issue de ces observations épistémologiques, le questionnement portera sur les conditions d’émergence d’un discours sur l’autisme issu des personnes elles-mêmes concernées, ou plutôt sur les obstacles qui en restreignent de plus en plus l’horizon.

En conclusion, la rareté paradoxalement croissante des militants dans l’autisme, phénomène observable tant en France que dans d’autres pays, sera portée au langage.

Voir aussi l’article de Jean Vinçot dédié à cet événement  sur Mediapart:

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  • Tarif normal: 25 €; tarif réduit: 20€ (étudiants et chercheurs d’emploi).

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

PROGRAMME COLLOQUE JHA 28-09-2018-Version 5

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La validation de l’inscription aura lieu au moment du règlement qui doit intervenir avant le colloque: le règlement sur place n’est pas autorisé.

 

 

 

 

COLLOQUE « LA DIVERSITÉ DANS L’AUTISME » 28 septembre 2018

AFFICHE COLLOQUE Avec Josef Schovanec & a. 28-09-2018_3-2-page-001

Lieu du colloque: Auditorium de l’Instituto Cervantes

7, Rue Quentin-Bauchart, 75008 Paris

 

Ce colloque est dédié à l’autisme et au continuum autistique illustré par les intervenants: Etienne Blinet, Patricia Dy, Natalia Pedemonte, Kristian Schott, Josef Schovanec.

Intervenants

Etienne Blinet, personne autiste.

Patricia Dy, Conférencière et autiste.

Natalia Pedemonte, Fondatrice de Juris Handicap Autisme, consultante conférencière, chercheuse en autisme et autiste.

Kristian Schott, Président de l’Association Spectr.A, consultant en matière des spécificités de l’autisme, violoniste, compositeur et autiste.

Josef Schovanec, Docteur en philosophie, écrivain, traducteur, chroniqueur radio, polyglotte et autiste.

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                                   PROGRAMME

• 9h00 : Accueil des participants
• 9h30 : Présentation du colloque par Etienne Blinet
• 10h00 – 11h30 Patricia Dy : « Le parcours d’une femme Asperger »

À travers mon monde, je vous livre ma réalité. Je partage l’unicité de ma pensée qui émerge de mon être sous toutes ses formes. Je vous raconte l’histoire d’une vie à la fois simple et complexe, avec la présence de mon syndrome d’asperger. Je vous donne accès à mon monde intérieur, afin de mieux comprendre l’autisme dans mon être. Mon témoignage en tant, que personne «atypique» se veut d’échanges et de connaissances, afin de véhiculer «l’existence» de la pensée autistique.

«Échanger : c’est accepter l’autre dans sa dimension» (Patricia Dy)

• 11h30 – 13h00 Kristian Schott : « TSA ou stratégie géniale de régulation »

Explorer un autre regard sur les dits « troubles du comportement » qui caractérisent les symptômes cliniques des troubles du spectre autistique à travers le prisme d’une capacité autonome de créativité et d’élaboration de stratégies compensatoires de régulation des surcharges sensorielles et émotionnelles  générées par l’environnement et l’ensemble des troubles somatiques en interaction avec la spécificité du fonctionnement TSA.

                 [13h – 14h30 : pause]

• 14h30 – 16h00 Natalia Pedemonte : « Comprendre la pensée autistique »

L’autisme est décrit la plupart des cas par des non-autistes. En conséquence, seul est analysé ce qui est visible, d’une part et, d’autre part, la classification de tout comportement en « trouble » empêche de saisir que l’autisme constitue un mode de fonctionnement différent. Comprendre la pensée autistique implique de se pencher sur le fonctionnement interne où la cohérence de chaque trait autistique forme un tout.

• 16h00 – 17h30 Josef Schovanec : « Morituri te salutant – la rareté des militants dans l’autisme en questions ».

A l’instar de toute réalité humaine, l’autisme se caractérise par deux ordres de réalité : face à la réalité médicale ou scientifique de l’autisme décrite par nombre d’ouvrages savants ou populaires, l’autisme se caractérise, de manière encore plus immédiate peut-être, par une réalité sociologique ou humaine, à savoir l’ensemble des personnes effectives ainsi que de leurs groupements qui constituent celle-ci, et que nous appellerons le monde de l’autisme.

La prise en compte de ce second ordre de réalité de l’autisme s’avère singulièrement étique, sinon absente, tant des recherches que des représentations collectives. Or, il s’avère que la réalité observable du monde de l’autisme tend, par un silencieux glissement, à toujours davantage s’écarter de sa réalité médicale ou scientifique.

Après avoir illustré diverses dimensions de cette « translatio autistorum », nous pourrons en interroger les causes, ou plutôt la genèse historique, en particulier l’impact du champ magnétique des attentes exogènes vis-à-vis de l’autisme, tant celles provenant des médias que des corps constitués traditionnels de la société.

A l’issue de ces observations épistémologiques, le questionnement portera sur les conditions d’émergence d’un discours sur l’autisme issu des personnes elles-mêmes concernées, ou plutôt sur les obstacles qui en restreignent de plus en plus l’horizon.

En conclusion, la rareté paradoxalement croissante des militants dans l’autisme, phénomène observable tant en France que dans d’autres pays, sera portée au langage.

Voir aussi l’article de Jean Vinçot dédié à cet événement  sur Mediapart:

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  • Tarif normal: 25 €; tarif réduit: 20€ (étudiants et chercheurs d’emploi).

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

PROGRAMME COLLOQUE JHA 28-09-2018-Version 5

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La validation de l’inscription aura lieu au moment du règlement qui doit intervenir avant le colloque: le règlement sur place n’est pas autorisé.

 

 

 

Séminaire du mois d’août

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 8/2018  

SAMEDI 18 AOUT 2018 DE 19H À 20H30 :

« Pourquoi tout le monde veut-il être autiste? »

SEANCE 8-2018 - 18.08.2018- JHA_ AFFICHE_-page-001.jpg

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

 

Descriptif de la séance.

L’autisme invisible n’a été connu en France que tardivement. Alors que Lorna Wing avait fait traduire, interprété et actualisé les travaux d’Hans Asperger – rappelons que même au niveau de l’appellation le nom donné à l’époque était « psychopathes autistiques » – en France l’explosion s’est produite vers 2012. Moment de la déclaration de l’autisme comme « cause nationale ». Ce qui au demeurant est assez étonnant, les personnes autistes ne représentent que 1% de la population, de ce fait il n’y a aucun retentissement des personnes autistes dans la société. Au contraire, elles sont isolées, exclues trop souvent.

Dans ce contexte, il a fallu que les professionnels habitués uniquement à l’autisme de type Kanner, se forment aux critères de l’autisme de type Asperger (appellation désormais supprimée du DSM V et du CIM 11 qui a tout regroupé en « TSA » : « troubles du spectre autistique »). Cela passe par le diagnostic.

Les pressions d’une partie de la population pour obtenir le diagnostic « Asperger » ont fini par le dénaturer.

En raison d’un certain nombre d’amateurs profitant des réseaux sociaux, sans avoir diagnostic ou formation en autisme (ou avec un diagnostic erroné, possédant d’autres auparavant, moins « séduisants »), les critères du diagnostic ont de plus en plus été assouplis par une pratique de certains professionnels se trouvant démunis face à des profils de personnes adultes difficiles à évaluer et cédant à la pression revendicative – y compris avec l’aide d’associations – du droit au diagnostic.

Ainsi, la course au diagnostic est devenue un véritable sport national qui, paradoxalement, requiert de grandes compétences sociales, pour diverses personnes en quête identitaire ne trouvant aucune « case » au DSM. L’autisme étant devenu la carte « Joker », une solution de facilité. Cette situation a eu pour effet de rendre l’accès au diagnostic bien plus difficile pour les vrais autistes (impliquant également de déceler les Dys et/ou le TDAH associé pour un suivi adapté). Au point de se demander si les personnes ayant un autisme invisible pourront encore être diagnostiquées face à une foule de personnes qui inventent de toutes pièces de nouveaux critères diagnostics au gré de leur personnalité en les véhiculant dans les réseaux sociaux comme une vérité scientifique. De la sorte, ces personnes, majoritaires face au 1% de (vraies) personnes autistes, visent à discréditer les critères de l’autisme tels que décrits au DSM. Pourtant, c’est avec une surprenante ingéniosité (qui atteste d’une certaine compréhension de l’autisme) que les critères de l’autisme sont repris un par un et dénaturés par certaines femmes se disant « autistes », utilisant les réseaux sociaux et le milieu associatif, faisant circuler des articles non validés par la communauté scientifique sur l’autisme. Cela aboutit à ce que tout trait pourrait être réinterprété comme « autistique » sans que ce soit le cas.

Il convient de rappeler qu’être ou se dire autiste ne remplace pas un professionnel de l’autisme expert en la matière (à moins d’avoir le cumul des deux).

C’est alors qu’on se demande : « pourquoi tout le monde veut-il être autiste ? »

Une personne peut, de bonne foi, se croire autiste. Ceci à commencer par la vulgarisation des médias et des réseaux sociaux sur l’autisme (mais aussi les dérives décrites plus haut), notamment par des groupes de femmes avec des tendances féministes qui, à la fois réclamant des attentions particulières en raison de fragilités psychologiques liées en réalité à leur vécu personnel. Ainsi, tout est déversé dans la case « autisme » sous la forme d’un amalgame, dans une vision victimisante, loin de l’image positive et/ou valorisante qui aurait permis une meilleure intégration des personnes autistes. Cela contribue fatalement à la stigmatisation de l’autisme et à la désinformation sur les composantes de l’autisme telles que décrites au DSM.

De surcroît, pour déceler l’autisme, il est tenu compte en premier lieu des troubles de la personnalité supposément récurrents chez les autistes (donc chez les autistes en détresse, qui représente un profil différent que l’autisme sans troubles de la personnalité), tant et si bien qu’ils sont devenus un préalable à l’accès au diagnostic. Cela constitue un terrain propice à la dénaturation des traits autistiques.

Ce séminaire se donne pour but d’examiner de façon objective des états psychologiques qui peut-être répondent à d’autres troubles au DSM ou qui en ont certaines caractéristiques, mais qui peuvent être pris à tort pour de l’autisme.

Intervenante : Natalia Pedemonte

Séminaire du mois de juillet

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 7/2018  

MARDI 31 JUILLET 2018 DE 19H30 À 21H :

« L’autisme et la spiritualité »

 

SEANCE 7-2018 - 31.07.2018- JHA_ AFFICHE_-page-001.jpg

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

Descriptif de la séance:

L’état autistique est un état naturellement méditatif qui est mal compris par la société.

Il s’agira d’expliquer ce phénomène, le terme spiritualité étant détaché de toute institution religieuse.

La solitude est un moyen de se ressourcer, les autistes ont besoin de se retirer par moments et entrer dans leur monde sans devoir jongler avec la dimension où les neurotypiques se trouvent et qui exige trop de paramètres, cela revient à être en apnée et retrouver la dimension autistique respirer à nouveau en sortant hors de l’eau.

Passer de l’un à l’autre peut être vécu comme une violence à moins d’anticiper ces moments.

Cela implique de baisser le niveau d’état méditatif et contemplatif pour éviter une rupture brutale, afin de maintenir l’équilibre entre deux mondes : celui autistique et celui neurotypique.

Ainsi, il est important de ménager des moments de plénitude solitaire, un état très recherché pourtant par un certain nombre de personnes non autistes, parfois une quête de vie. Cet état est naturel chez les personnes autistes, sans entrainement particulier. Et cela contribue à une capacité de concentration au service des « intérêts spécifiques » (centres d’intérêt des personnes autistes, considérés souvent à tort comme un trouble).

Intervenante : Natalia Pedemonte

Séminaire du mois de juin

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 6/2018  

MERCREDI 27 JUIN 2018 DE 18H À 19H30 :

« Le stress post-traumatique chez les personnes autistes »

SEANCE 6-2018 - 27.06.2018- JHA_ AFFICHE_-page-001.jpg

 

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

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Descriptif de la séance:

Les personnes autistes sont, d’une part en sur-adaptation permanente et, d’autre part subissent souvent du harcèlement moral sans trêve.

Cela finit par se traduire dans un stress post-traumatique (STP) qui les rendra vulnérables, alors qu’elles le sont déjà, car hypersensibles. Le SPT ne dépend donc pas nécessairement d’un événement grave tel qu’une guerre ou le terrorisme, mais d’une situation ou diverses situations qui constituent une réelle menace vécue comme une menace de mort. Tout ce qui peut être un obstacle à l’accomplissement des capacités autistiques est perçu comme tel. De même, toute tentative de forcer le fonctionnement autistique pour ramener à un fonctionnement neurotypique (que les autistes n’ont pas), ce qui constitue une atteinte à la structure psychique.

La gravité de cet état est souvent ignorée des personnes autistes. Un professionnel pourra dire qu’il faut juste prendre des médicaments pour sortir de cet état (du moment que les symptômes visibles du SPT sont assimilés à une dépression), mais un traitement anti-dépresseur ne ferait qu’aggraver l’état dans lequel est déjà plongée la personne autiste en SPT qui sera au demeurant tout à fait capable de sourire, plaisanter, etc. (théâtre social), l’entourage ne verra rien d’inhabituel : la personne autiste va camoufler toute sorte de comportement qui pourrait lui porter préjudice.

Savoir repérer cet état est essentiel, du moment qu’en sortir implique un processus qui ne se fait pas seul et la durée du SPT peut s’allonger en faisant perdre un nombre d’années qui peuvent se répercuter sur la vie professionnelle, personnelle et laisser la personne autiste dans un plus grand isolement.

Intervenante : Natalia Pedemonte

 

Colloque le 28 septembre à Paris « La diversité dans l’autisme »

AFFICHE COLLOQUE Avec Josef Schovanec & a. 28-09-2018_3-2-page-001

Lieu du colloque: Auditorium de l’Instituto Cervantes

7, Rue Quentin-Bauchart, 75008 Paris

 

Ce colloque est dédié à l’autisme et au continuum autistique illustré par les intervenants: Etienne Blinet, Patricia Dy, Natalia Pedemonte, Kristian Schott, Josef Schovanec.

Intervenants

Etienne Blinet, personne autiste.

Patricia Dy, Conférencière et autiste.

Natalia Pedemonte, Fondatrice de Juris Handicap Autisme, consultante conférencière, chercheuse en autisme et autiste.

Kristian Schott, Président de l’Association Spectr.A, consultant en matière des spécificités de l’autisme, violoniste, compositeur et autiste.

Josef Schovanec, Docteur en philosophie, écrivain, traducteur, chroniqueur radio, polyglotte et autiste.

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                                   PROGRAMME

• 9h00 : Accueil des participants
• 9h30 : Présentation du colloque par Etienne Blinet
• 10h00 – 11h30 Patricia Dy : « Le parcours d’une femme Asperger »
• 11h30 – 13h00 Kristian Schott : « TSA ou stratégie géniale de régulation »

                 [13h – 14h30 : pause]

• 14h30 – 16h00 Natalia Pedemonte : « Comprendre la pensée autistique »
• 16h00 – 17h30 Josef Schovanec : « Morituri te salutant – la rareté des militants dans l’autisme en questions ».

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Tarifs jusqu’au 30 juin:

  • Tarif normal: 20 €; tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi): 15€ (les personnes pré-inscrites avant cette date conservent le tarif initial).

Tarifs à partir du 30 juin:

  • Tarif normal: 25 €; tarif réduit: 20€ (étudiants et chercheurs d’emploi).

 

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

PROGRAMME COLLOQUE JHA 28-09-2018-Version 5

jurishandiautisme@gmail.com

La validation de l’inscription aura lieu au moment du règlement qui doit intervenir avant le colloque ; le règlement sur place ne sera pas possible.

 

 

 

Séminaire du mois de mai (2018)

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 5/2018  

MARDI 8 MAI 2018 DE 18H00 À 19H30 :

« La manipulation subie par les personnes autistes »

SEANCE 5-2018 - 08.05.2018- JHA_ AFFICHE_-1.jpg

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

Inscription en ligne:

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Descriptif de la séance:

La vulnérabilité des personnes autistes en fait souvent la proie de manipulations qui ruinent le corps et l’esprit.

Le seul conseil que l’on entend : « fuyez ! ». On devrait alors fuir de toute personne qui pourrait nous manipuler ou susceptible d’être amenée à nous manipuler. Ce n’est pas la solution et la manipulation implique une participation de la victime (malgré elle) pour pouvoir opérer.

La manipulation fait partie des « compétences sociales ». Elle existe à divers degrés. Mais cela se fait autour de phrases et gestes bien précis qu’une personne autiste ne maîtrise pas. Sa seule carte est la sincérité et des propos précis, sans ambiguïté.

Se montrer « fort » pour rehausser l’« ego », cela ne fait pas partie des priorités d’une personne autiste. On dira de nous que l’on n’a même pas conscience de nous-mêmes. Cela est faux : c’est l’inverse. Les personnes non-autistes sont extériorisées et les personnes autistes intériorisées. Mais la perception autistique capte aussi l’entourage. Une personne qui est dans la détresse sera « captée » comme personne à aider. D’ailleurs, on nous a appris à ne pas être « égoïstes », à refouler nos besoins spécifiques et à répondre aux besoins des autres, seuls dignes d’attention.

Dans ce cadre, la manipulation mentale est facile, en utilisant également le manque d’auto-estime des personnes autistes, mises à mal à cause de leur différence. Par ailleurs, la confusion entre ses ressentis et ce qu’elle capte ne sera pas toujours facile à faire. Cela amènera un déséquilibre mental du poids d’être une « éponge » pour les autres jusqu’à prendre les troubles de la personnalité des manipulateurs pour les siens, dans une remise en question perpétuelle de laquelle se nourrira le manipulateur.

Cela ne concerne pas seulement le domaine relationnel (amical ou amoureux, où l’on peut choisir), mais le domaine professionnel, où le relationnel est une condition de stabilité et devient vite un outil de chantage.

Sans diaboliser ou « victimiser », ce séminaire vise à donner des outils pour mieux comprendre les mécanismes de manipulation afin d’y faire face.

Intervenante : Natalia Pedemonte

 

 

Séminaire du mois d’avril (2018)

 

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 4/2018  

LE SAMEDI 28 AVRIL 2018 DE 18H30 À 20H00 :

« La valorisation de l’autisme »

LOST

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Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL :

jurishandiautisme@gmail.com

 

Descriptif de la séance:

 

Le mois d’avril est dédié à la sensibilisation à l’autisme. Peut-on envisager la valorisation de l’autisme ?

Dès que cette idée est proposée, elle est combattue par ceux qui veulent à tout prix montrer l’autisme comme une souffrance, tentant de trouver des solutions pour en cacher les traits visibles. Dans cette tentative, les autistes voient leur auto-estime en forte baisse et quoi qu’ils fassent, ce sera toujours une imitation de ce qui est normal, imitation tout aussi traquée. A la moindre tentative de valorisation, l’autiste en question se verra rétorquer par certains que s’il valorise l’autisme c’est parce qu’il est un imposteur, qu’il n’est pas si autiste que cela. De même, les personnes ayant d’un handicap (en dehors de l’autisme) peuvent remettre en question ce statut pour une personne autiste qui n’a pas de handicap visible et vu comme anodin par les autres. D’un autre côté, certains autistes nient le volet « handicap », dans une valorisation qui ferait abstraction des difficultés, ce qui peut être perçu comme une menace par les personnes autistes ou parents d’enfants autistes qui ont besoin du statut de personne en situation de handicap pour faire respecter les besoins spécifiques ou en raison de la précarité sociale découlant d’une société non-adaptée à l’autisme, n’ayant pas franchi le seuil de la sensibilisation pieuse. Le souci, c’est de s’enfermer derrière un handicap. L’autisme n’est pas que cela. De même que toute personne en situation de handicap n’est pas que cela et a aussi des dons, passions, rêves, ambitions.

Quelles seraient les étapes restantes à franchir dans le contexte actuel pour arriver à une image plus positive de l’autisme sans nier les besoins spécifiques ? C’est ce qui est proposé dans ce séminaire, nommé LOST, représentant le désespoir et perte d’identité des personnes autistes qui ont du mal à trouver une place dans cette société.

Intervenante : Natalia Pedemonte

Séminaire du mois de mars (2018)

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 3/2018  

LE VENDREDI 30 MARS 2018 DE 18H15 À 21H :

« L’autisme et la résistance à l’oppression »

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INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL : jurishandiautisme@gmail.com

Descriptif de la séance:

L’autisme est encore mal compris en France et la stigmatisation résulte dans un combat permanent pour avoir une place dans la société et faire valoir ses droits. Tant et si bien que cela prend la forme d’une véritable « résistance à l’oppression ».

– La résistance à l’oppression peut résulter :

– d’une attitude passive en apparence des personnes autistes, mais visant des objectifs nobles d’inclusion dans la société (puisqu’il s’agit du droit à l’autodétermination et donc du choix de vie, du métier, etc).

– de la volonté de quelques uns (autistes et non-autistes), oeuvrant sur le terrain, par de petites actions voulument loin du bruit médiatique pour éviter l’opposition qui mettrait en péril le peu de droits acquis;

– d’une attaque de front, faisant valoir les droits devant les tribunaux. Ce tour de force est peu porteur de fruits dans ce secteur hélas : le déni social se transforme souvent en déni de justice.

Intervenants : Etienne Blinet et Natalia Pedemonte

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Sélection personnelle d’ouvrages parus sur l’autisme en 2018: ici

 

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Séminaire du mois de février (2018)

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 2/2018  

LE SAMEDI 17 FEVRIER 2018 DE 18H30 À 19H30 :

« Les typologies de l’autisme face au TSA »

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INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL : jurishandiautisme@gmail.com

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DESCRIPTIF de la séance :

Le DSMV a effacé les distinctions de l’autisme reposant sur les typologies, pour n’en repérer qu’une différence de degré. Rappelant les couleurs, on parle de « spectre ». Comme si on pouvait avoir un autisme « léger » ou un autisme « lourd », souvent confondu avec le QI, qui est un paramètre indépendant.

Ainsi, « Trouble du Spectre autistique » a remplacé l’autisme dit de Kanner et celui d’Asperger.

Pour cette raison, continuer à parler d’autisme « Asperger » ou « Kanner » n’est pas une résistance sémantique ni une querelle de chapelle, mais une réalité recouvrant des aspects différents que nul spécialiste de l’autisme ne saurait méconnaître.

Par ailleurs, la Loi française du 11 février 2005 notamment, considère l’autisme comme un handicap. Ce n’est donc pas un trouble.

En conséquence, la sigle TSA s’oppose à ce statut juridique, ce qui a pour résultat une violation des droits des personnes autistes, ainsi stigmatisées, du moment que le DSM est en concurrence avec la loi, ayant une autorité morale sur cette dernière.

Ce qui finit par donner tout type d’appellations à l’autisme, allant jusqu’à le nommer, à tort, de « maladie ». L’intégration des personnes autistes devient une épreuve, et la plupart des cas les adultes autistes opteront pour cacher leur handicap pour éviter leur exclusion qui tient plus à la discrimination qu’à l’application d’aménagements propres à cette neurologie.