Séance du mois de mai

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

 

SÉANCE N° 5/2019  

MARDI 28 MAI 2019 DE 19H30 À 21H

« L’autisme et l’auto-estime »

Lieu: 24 Rue Mogador 75009 Paris

 

SEANCE 5-2019 - 28.05.2019- JHA_ AFFICHE-page-001 (1).jpg

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

 

 

Descriptif de la séance

On attribue souvent aux personnes autistes un manque d’empathie, voire d’humanité. Or, ce sont des personnes hypersensibles, donc très réceptives aux autres (et aux critiques), malgré la maladresse sociale, même si extérieurement cela ne se voit pas. En conséquence, elles sont plus fragiles en rapport à la construction de l’auto-estime.

De surcroît, de nombreuses situations les mettent face à leurs difficultés : d’une part en ce qui concerne le fonctionnement autistique, lorsqu’il n’est pas pris en compte et, d’autre part, en rapport aux compétences sociales. Cela laisse une impression d’incapacité qui pourra nuire à des initiatives. Par ailleurs, le fait de rencontrer des obstacles face à des tâches « simples » (en apparence), peut faire croire à l’entourage que la personne autiste aurait un niveau en dessous de celui requis pour telle ou telle activité et par là décourager vers une voie qui aurait pu aboutir à un épanouissement et réussite.

Enfin, le degré d’exigence des personnes autistes (étant souvent perfectionnistes), pourrait aboutir à une auto-évaluation éliminatoire (ex : ne pas oser postuler à un emploi, croyant à tort ne pas avoir les compétences requises).

Ce séminaire propose d’analyser ces aspects et proposer des solutions pour renforcer l’auto-estime des personnes autistes (enfants et adultes).

Intervenante: Natalia Pedemonte

 

Séance Bis (mai 2019)

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

 

Le mois de mai, en plus du séminaire habituel qui se déroulera le 28 mai portant sur « L’autisme et l’auto-estime » (annonce à paraître prochainement), une séance supplémentaire est proposée à ceux qui n’ont pas pu assister à celle du 23 avril dernier:

 

SÉANCE N° 4/2019  Bis

MERCREDI 8 MAI 2019 DE 20H À 21H30

« Le potentiel autistique »

Lieu: 24 Rue Mogador 75009 Paris

SEANCE 4-2019 BIS - 08.05.2019- JHA_ AFFICHE-page-001.jpg

 

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail). 

 

 

Descriptif de la séance

En ces temps, il est plus que jamais le moment de renverser la vision de ce qui compose le potentiel autistique.

En premier lieu, cela implique de revoir ce que recouvre l’autisme. Le DSM V, décrit les traits autistiques comme étant un trouble. Les personnes autistes sont encouragées ou poussées à « corriger » ces « troubles ». Or, les intérêts « restreints » ou « spécifiques » forment le type d’intelligence autistique, basé sur des pics de compétence élevés dans certains domaines. Ceci vaut quelque soit le degré d’autisme. L’autisme est donc une différence et non une déficience. La modification forcée du comportement (donc non naturelle et allant au-delà de la simple adaptation) pourrait léser le fonctionnement autistique « normal ». En effet, la base cognitive de toute personne autiste répond à des caractéristiques qui forment sa structure psychique, en somme le noyau irréductible et inviolable qui devrait être respecté en toute circonstance.

Dans ce séminaire, nous explorerons cette base cognitive et le potentiel autistique qui en découle; on verra comment le préserver et le cultiver, en permettant sa pleine expression.

Intervenante: Natalia Pedemonte


  • Pour recevoir les événements par News Letter (par mail), n’hésitez pas à en faire la demande à: jurishandiautisme@gmail.com

 

Séminaire du mois d’avril

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

 

SÉANCE N° 4/2019  

MARDI 23 AVRIL 2019 DE 19H À 20H30

« Le potentiel autistique »

Lieu: 24 Rue Mogador 75009 Paris

SEANCE 3-2019 - 23.04.2019- JHA_ AFFICHE-page-001.jpg

 

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

 

Descriptif de la séance

En ce mois d’avril, mois de sensibilisation à l’autisme, il est plus que jamais le moment de renverser la vision de ce qui compose le potentiel autistique.

En premier lieu, cela implique de revoir ce que recouvre l’autisme. Le DSM V, décrit les traits autistiques comme étant un trouble. Les personnes autistes sont encouragées ou poussées à « corriger » ces « troubles ». Or, les intérêts « restreints » ou « spécifiques » forment le type d’intelligence autistique, basé sur des pics de compétence élevés dans certains domaines. Ceci vaut quelque soit le degré d’autisme. L’autisme est donc une différence et non une déficience. La modification forcée du comportement (donc non naturelle et allant au-delà de la simple adaptation) pourrait léser le fonctionnement autistique « normal ». En effet, la base cognitive de toute personne autiste répond à des caractéristiques qui forment sa structure psychique, en somme le noyau irréductible et inviolable qui devrait être respecté en toute circonstance.

Dans ce séminaire, nous explorerons cette base cognitive et le potentiel autistique qui en découle; on verra comment le préserver et le cultiver, en permettant sa pleine expression.

Intervenante: Natalia Pedemonte

 

Séminaire du mois de mars

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

 

SÉANCE N° 3/2019  

MARDI 26 MARS 2019 DE 19H30 À 21H

« Autisme et alimentation »

Lieu: 24 Rue Mogador 75009 Paris

SEANCE 2-2019 - 26.02.2019- JHA_ AFFICHE-page-001 (4).jpg

 

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

 

Descriptif de la séance

Dans ce séminaire nous analyserons les diverses habitudes alimentaires que peuvent avoir les personnes autistes (enfants ou adultes) en fonction du profil physiologique de chacun, les besoins, les situations. Cela permettra de ne pas insister à imposer un régime inadapté qui ne sera pas accepté ni bien assimilé (à un enfant ou à un adulte).

Ceci dit, il n’y a pas de régime alimentaire pour personnes autistes : cela peut mettre un terme à la pression que subissent quotidiennement des parents à qui l’entourage conseille le régime sans gluten (il ne vaut que s’il y a une allergie ou intolérance alimentaire). L’alimentation joue sur l’état de santé mais pas sur les traits autistiques. Ceci dit, elle a son importance dans la qualité de vie.

Il est également important de faire la différence entre soucis digestifs dus au stress (là encore il faut savoir quels aliments pourront mieux aider), l’hypersensibilité viscérale et la théorie sans validité scientifique du biote intestinal : la différence de l’autisme se situe au niveau neuronal et n’a aucun rapport avec les intestins.

Le séminaire sera aussi l’occasion d’échanges d’avis et d’expériences au niveau de l’alimentation.

Intervenante: Natalia Pedemonte

 

Séminaire du mois de février

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SÉANCE N° 2/2019  

MARDI 26 FÉVRIER 2019 DE 19H À 20H30

« Autisme : gérer les situations de crise »

Lieu: 24 Rue Mogador 75009 Paris

SEANCE 2-2019 - 26.02.2019- JHA_ Affiche-page-001 (1).jpg

 

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

 

 

Descriptif de la séance

L’autisme implique notamment une difficulté face aux interactions sociales.

Souvent, on décrit que les personnes autistes font des crises. Mais en réalité, les situations de crise arrivent fréquemment avec les personnes non autistes, ces dernières ayant des réactions incohérentes ou hostiles, sans que la personne autiste sache pourquoi.

Malgré l’apprentissage sans relâche des codes sociaux, un regard jugé incorrect déclenchera peut-être les rouages du cerveau reptilien, où la personne non-autiste agit sans réfléchir, de façon instinctive, voire brutale. Ceci est à la base des phénomènes de harcèlement qui sont hélas nombreux. Dire son autisme ne permet pas non plus de limiter ces conflits. Comment éviter le pire? De surcroît, les expériences traumatiques vont également jouer sur les réactions des personnes autistes, qui seront souvent cantonnées à la réclusion sans plus oser sortir de chez elles ou à l’abandon de tout projet qui implique du relationnel.

Analyser les situations difficiles en trouvant les problématiques récurrentes est l’objet de ce séminaire.

Intervenante: Natalia Pedemonte

 

Séminaire du mois de décembre

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SÉANCE N° 11/2018  

MARDI 4 DÉCEMBRE 2018 DE 19H À 20H30

 

« La vie après le diagnostic d’autisme »

Lieu: 11 Avenue Philippe-Auguste 75011 Paris

SEANCE 11-2018 - 04.12.2018- JHA_ Affiche-001.jpg

 

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

 

 

Descriptif de la séance

Vous faites partie des autistes des « générations perdues » (cf. rapport de Josef Schovanec sur le devenir professionnel des  personnes autistes): vous avez cherché, peut-être longtemps, la raison de votre différence ou un professionnel l’a enfin décelée. Après de longues années d’adaptation forcée, vous avez enfin … un bout de papier. Il indique que vous êtes autiste (avec en  prime souvent quelques Dys et/ou TDAH).

Mais que faire avec ce diagnostic qui ne fait que décrire vos difficultés ?

On vous annonce que ce qui vous passionne est en réalité un « intérêt restreint »; que cela vous empêche d’interagir avec les gens.

On vous énumère tout ce vous ne pouvez pas faire, même lorsque la compensation a déjà été effectuée, tant et si bien que, tout d’un coup, vous avez l’impression d’être un miraculé, une exception car malgré tous ces handicaps, vous avez des capacités couronnées ou pas par la société (ex: des diplômes, un certain nombre de langues maîtrisées et une mémoire jugée par les autres exceptionnelle, alors que pour vous c’est juste le « minimum syndical » face à la masse de choses à apprendre pour vous adapter, ce n’est jamais assez).

Alors vous ressortez plus anéanti. Personne pour vous tendre la main.

Et là, le pire est à venir : annoncer la nouvelle à votre entourage. Puis risquer de l’annoncer à l’entourage professionnel (si vous avez la chance d’avoir un emploi). Comment et à qui le dire? Et pourquoi? L’information est médicale mais vous êtes obligé de la dévoiler pour faire respecter vos besoins spécifiques et vos droits. Mais l’autisme ne rendra pas la tâche facile. Tout cela requiert la maîtrise du relationnel (savoir à qui l’annoncer, à quel moment, etc.).

Ensuite, après une longue période passée à revoir votre vie, à déceler ce que signifie le jargon qui vous décrit comme « autiste » (et donc les caractéristiques) par des non autistes, vient la reconstruction. Recoller les petits morceaux épars d’autisme – donc de vous-même – qui ont été reniés, étouffés, malmenés, leur donner enfin un sens et les accepter. Mais on vous dit que vous avez un trouble du spectre autistique. Qu’il faut le modifier, vous efforcer de faire des progrès alors que vous pensiez avoir déjà tout donné (qui plus est lorsque vous n’avez plus vingt ans). La société est-elle contre vous? Le diagnostic signifie que vous êtres autiste mais vous n’avez pas le sentiment d’avoir le droit d’être autiste… donc d’exister.

Au mieux, vous mettez le diagnostic de côté… mais hélas ce n’est pas possible si votre intégration dans la société dépend fatalement du statut de personne en situation de handicap, la seule issue après maintes tentatives mais ce sera vu comme un tour de force avec la désapprobation qui sous-tend que vous n’êtes pas digne d’être considéré comme en situation de handicap (la société se plait à dire que votre type d’autisme serait « léger », alors que cela représente de 50% à 80% de handicap selon les personnes autistes). Il reste donc à passer par la MDPH. Le regard des autres change avant et après ce statut. Entre incompréhension et déni à cause de l’image connue de l’autisme et de ses clichés (en bien ou en mal).

Des questions se posent :

Comment se reconstruire dans ces conditions? Comment savoir quel est votre vrai potentiel? Vos points forts? Vos difficultés? Jusqu’où tenter de s’améliorer pour la vie en société?  Ce séminaire répondra à ces problématiques.

Cette séance est destinée à tout public intéressé par ce sujet.

Intervenante: Natalia Pedemonte

 

***

 

  • 27 NOVEMBRE : Séance supplémentaire sur « La neurodiversité et le droit des personnes autistes » (pour ceux qui n’ont pas pu assister à la séance du 6 novembre dernier. Pour en savoir plus cliquez ici.

COLLOQUE « LA DIVERSITE DANS L’AUTISME » Dernier délai lundi pour les retardataires souhaitant s’inscrire (!)

AFFICHE COLLOQUE Avec Josef Schovanec & a. 28-09-2018_3-2-page-001

Lieu du colloque: Auditorium de l’Instituto Cervantes

7, Rue Quentin-Bauchart, 75008 Paris

 

Ce colloque est dédié à l’autisme et au continuum autistique illustré par les intervenants: Etienne Blinet, Patricia Dy, Natalia Pedemonte, Kristian Schott, Josef Schovanec.

Intervenants

Etienne Blinet, personne autiste.

Patricia Dy, Conférencière et autiste.

Natalia Pedemonte, Fondatrice de Juris Handicap Autisme, consultante conférencière, chercheuse en autisme et autiste.

Kristian Schott, Président de l’Association Spectr.A, consultant en matière des spécificités de l’autisme, violoniste, compositeur et autiste.

Josef Schovanec, Docteur en philosophie, écrivain, traducteur, chroniqueur radio, polyglotte et autiste.

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                                   PROGRAMME

• 9h00 : Accueil des participants
• 9h30 : Présentation du colloque par Etienne Blinet
• 10h00 – 11h30 Patricia Dy : « Le parcours d’une femme Asperger »

À travers mon monde, je vous livre ma réalité. Je partage l’unicité de ma pensée qui émerge de mon être sous toutes ses formes. Je vous raconte l’histoire d’une vie à la fois simple et complexe, avec la présence de mon syndrome d’asperger. Je vous donne accès à mon monde intérieur, afin de mieux comprendre l’autisme dans mon être. Mon témoignage en tant, que personne «atypique» se veut d’échanges et de connaissances, afin de véhiculer «l’existence» de la pensée autistique.

«Échanger : c’est accepter l’autre dans sa dimension» (Patricia Dy)

• 11h30 – 13h00 Kristian Schott : « TSA ou stratégie géniale de régulation »

Explorer un autre regard sur les dits « troubles du comportement » qui caractérisent les symptômes cliniques des troubles du spectre autistique à travers le prisme d’une capacité autonome de créativité et d’élaboration de stratégies compensatoires de régulation des surcharges sensorielles et émotionnelles  générées par l’environnement et l’ensemble des troubles somatiques en interaction avec la spécificité du fonctionnement TSA.

                 [13h – 14h30 : pause]

• 14h30 – 16h00 Natalia Pedemonte : « Comprendre la pensée autistique »

L’autisme est décrit la plupart des cas par des non-autistes. En conséquence, seul est analysé ce qui est visible, d’une part et, d’autre part, la classification de tout comportement en « trouble » empêche de saisir que l’autisme constitue un mode de fonctionnement différent. Comprendre la pensée autistique implique de se pencher sur le fonctionnement interne où la cohérence de chaque trait autistique forme un tout.

• 16h00 – 17h30 Josef Schovanec : « Morituri te salutant – la rareté des militants dans l’autisme en questions ».

A l’instar de toute réalité humaine, l’autisme se caractérise par deux ordres de réalité : face à la réalité médicale ou scientifique de l’autisme décrite par nombre d’ouvrages savants ou populaires, l’autisme se caractérise, de manière encore plus immédiate peut-être, par une réalité sociologique ou humaine, à savoir l’ensemble des personnes effectives ainsi que de leurs groupements qui constituent celle-ci, et que nous appellerons le monde de l’autisme.

La prise en compte de ce second ordre de réalité de l’autisme s’avère singulièrement étique, sinon absente, tant des recherches que des représentations collectives. Or, il s’avère que la réalité observable du monde de l’autisme tend, par un silencieux glissement, à toujours davantage s’écarter de sa réalité médicale ou scientifique.

Après avoir illustré diverses dimensions de cette « translatio autistorum », nous pourrons en interroger les causes, ou plutôt la genèse historique, en particulier l’impact du champ magnétique des attentes exogènes vis-à-vis de l’autisme, tant celles provenant des médias que des corps constitués traditionnels de la société.

A l’issue de ces observations épistémologiques, le questionnement portera sur les conditions d’émergence d’un discours sur l’autisme issu des personnes elles-mêmes concernées, ou plutôt sur les obstacles qui en restreignent de plus en plus l’horizon.

En conclusion, la rareté paradoxalement croissante des militants dans l’autisme, phénomène observable tant en France que dans d’autres pays, sera portée au langage.

Voir aussi l’article de Jean Vinçot dédié à cet événement  sur Mediapart:

*°*°

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  • Tarif normal: 25 €; tarif réduit: 20€ (étudiants et chercheurs d’emploi).

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

PROGRAMME COLLOQUE JHA 28-09-2018-Version 5

*°*°

La validation de l’inscription aura lieu au moment du règlement qui doit intervenir avant le colloque: le règlement sur place n’est pas autorisé.

 

 

 

 

COLLOQUE « LA DIVERSITÉ DANS L’AUTISME » 28 septembre 2018

AFFICHE COLLOQUE Avec Josef Schovanec & a. 28-09-2018_3-2-page-001

Lieu du colloque: Auditorium de l’Instituto Cervantes

7, Rue Quentin-Bauchart, 75008 Paris

 

Ce colloque est dédié à l’autisme et au continuum autistique illustré par les intervenants: Etienne Blinet, Patricia Dy, Natalia Pedemonte, Kristian Schott, Josef Schovanec.

Intervenants

Etienne Blinet, personne autiste.

Patricia Dy, Conférencière et autiste.

Natalia Pedemonte, Fondatrice de Juris Handicap Autisme, consultante conférencière, chercheuse en autisme et autiste.

Kristian Schott, Président de l’Association Spectr.A, consultant en matière des spécificités de l’autisme, violoniste, compositeur et autiste.

Josef Schovanec, Docteur en philosophie, écrivain, traducteur, chroniqueur radio, polyglotte et autiste.

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                                   PROGRAMME

• 9h00 : Accueil des participants
• 9h30 : Présentation du colloque par Etienne Blinet
• 10h00 – 11h30 Patricia Dy : « Le parcours d’une femme Asperger »

À travers mon monde, je vous livre ma réalité. Je partage l’unicité de ma pensée qui émerge de mon être sous toutes ses formes. Je vous raconte l’histoire d’une vie à la fois simple et complexe, avec la présence de mon syndrome d’asperger. Je vous donne accès à mon monde intérieur, afin de mieux comprendre l’autisme dans mon être. Mon témoignage en tant, que personne «atypique» se veut d’échanges et de connaissances, afin de véhiculer «l’existence» de la pensée autistique.

«Échanger : c’est accepter l’autre dans sa dimension» (Patricia Dy)

• 11h30 – 13h00 Kristian Schott : « TSA ou stratégie géniale de régulation »

Explorer un autre regard sur les dits « troubles du comportement » qui caractérisent les symptômes cliniques des troubles du spectre autistique à travers le prisme d’une capacité autonome de créativité et d’élaboration de stratégies compensatoires de régulation des surcharges sensorielles et émotionnelles  générées par l’environnement et l’ensemble des troubles somatiques en interaction avec la spécificité du fonctionnement TSA.

                 [13h – 14h30 : pause]

• 14h30 – 16h00 Natalia Pedemonte : « Comprendre la pensée autistique »

L’autisme est décrit la plupart des cas par des non-autistes. En conséquence, seul est analysé ce qui est visible, d’une part et, d’autre part, la classification de tout comportement en « trouble » empêche de saisir que l’autisme constitue un mode de fonctionnement différent. Comprendre la pensée autistique implique de se pencher sur le fonctionnement interne où la cohérence de chaque trait autistique forme un tout.

• 16h00 – 17h30 Josef Schovanec : « Morituri te salutant – la rareté des militants dans l’autisme en questions ».

A l’instar de toute réalité humaine, l’autisme se caractérise par deux ordres de réalité : face à la réalité médicale ou scientifique de l’autisme décrite par nombre d’ouvrages savants ou populaires, l’autisme se caractérise, de manière encore plus immédiate peut-être, par une réalité sociologique ou humaine, à savoir l’ensemble des personnes effectives ainsi que de leurs groupements qui constituent celle-ci, et que nous appellerons le monde de l’autisme.

La prise en compte de ce second ordre de réalité de l’autisme s’avère singulièrement étique, sinon absente, tant des recherches que des représentations collectives. Or, il s’avère que la réalité observable du monde de l’autisme tend, par un silencieux glissement, à toujours davantage s’écarter de sa réalité médicale ou scientifique.

Après avoir illustré diverses dimensions de cette « translatio autistorum », nous pourrons en interroger les causes, ou plutôt la genèse historique, en particulier l’impact du champ magnétique des attentes exogènes vis-à-vis de l’autisme, tant celles provenant des médias que des corps constitués traditionnels de la société.

A l’issue de ces observations épistémologiques, le questionnement portera sur les conditions d’émergence d’un discours sur l’autisme issu des personnes elles-mêmes concernées, ou plutôt sur les obstacles qui en restreignent de plus en plus l’horizon.

En conclusion, la rareté paradoxalement croissante des militants dans l’autisme, phénomène observable tant en France que dans d’autres pays, sera portée au langage.

Voir aussi l’article de Jean Vinçot dédié à cet événement  sur Mediapart:

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  • Tarif normal: 25 €; tarif réduit: 20€ (étudiants et chercheurs d’emploi).

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_29.08.2018_

PROGRAMME COLLOQUE JHA 28-09-2018-Version 5

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La validation de l’inscription aura lieu au moment du règlement qui doit intervenir avant le colloque: le règlement sur place n’est pas autorisé.

 

 

 

Séminaire du mois d’août

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 8/2018  

SAMEDI 18 AOUT 2018 DE 19H À 20H30 :

« Pourquoi tout le monde veut-il être autiste? »

SEANCE 8-2018 - 18.08.2018- JHA_ AFFICHE_-page-001.jpg

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

 

Descriptif de la séance.

L’autisme invisible n’a été connu en France que tardivement. Alors que Lorna Wing avait fait traduire, interprété et actualisé les travaux d’Hans Asperger – rappelons que même au niveau de l’appellation le nom donné à l’époque était « psychopathes autistiques » – en France l’explosion s’est produite vers 2012. Moment de la déclaration de l’autisme comme « cause nationale ». Ce qui au demeurant est assez étonnant, les personnes autistes ne représentent que 1% de la population, de ce fait il n’y a aucun retentissement des personnes autistes dans la société. Au contraire, elles sont isolées, exclues trop souvent.

Dans ce contexte, il a fallu que les professionnels habitués uniquement à l’autisme de type Kanner, se forment aux critères de l’autisme de type Asperger (appellation désormais supprimée du DSM V et du CIM 11 qui a tout regroupé en « TSA » : « troubles du spectre autistique »). Cela passe par le diagnostic.

Les pressions d’une partie de la population pour obtenir le diagnostic « Asperger » ont fini par le dénaturer.

En raison d’un certain nombre d’amateurs profitant des réseaux sociaux, sans avoir diagnostic ou formation en autisme (ou avec un diagnostic erroné, possédant d’autres auparavant, moins « séduisants »), les critères du diagnostic ont de plus en plus été assouplis par une pratique de certains professionnels se trouvant démunis face à des profils de personnes adultes difficiles à évaluer et cédant à la pression revendicative – y compris avec l’aide d’associations – du droit au diagnostic.

Ainsi, la course au diagnostic est devenue un véritable sport national qui, paradoxalement, requiert de grandes compétences sociales, pour diverses personnes en quête identitaire ne trouvant aucune « case » au DSM. L’autisme étant devenu la carte « Joker », une solution de facilité. Cette situation a eu pour effet de rendre l’accès au diagnostic bien plus difficile pour les vrais autistes (impliquant également de déceler les Dys et/ou le TDAH associé pour un suivi adapté). Au point de se demander si les personnes ayant un autisme invisible pourront encore être diagnostiquées face à une foule de personnes qui inventent de toutes pièces de nouveaux critères diagnostics au gré de leur personnalité en les véhiculant dans les réseaux sociaux comme une vérité scientifique. De la sorte, ces personnes, majoritaires face au 1% de (vraies) personnes autistes, visent à discréditer les critères de l’autisme tels que décrits au DSM. Pourtant, c’est avec une surprenante ingéniosité (qui atteste d’une certaine compréhension de l’autisme) que les critères de l’autisme sont repris un par un et dénaturés par certaines femmes se disant « autistes », utilisant les réseaux sociaux et le milieu associatif, faisant circuler des articles non validés par la communauté scientifique sur l’autisme. Cela aboutit à ce que tout trait pourrait être réinterprété comme « autistique » sans que ce soit le cas.

Il convient de rappeler qu’être ou se dire autiste ne remplace pas un professionnel de l’autisme expert en la matière (à moins d’avoir le cumul des deux).

C’est alors qu’on se demande : « pourquoi tout le monde veut-il être autiste ? »

Une personne peut, de bonne foi, se croire autiste. Ceci à commencer par la vulgarisation des médias et des réseaux sociaux sur l’autisme (mais aussi les dérives décrites plus haut), notamment par des groupes de femmes avec des tendances féministes qui, à la fois réclamant des attentions particulières en raison de fragilités psychologiques liées en réalité à leur vécu personnel. Ainsi, tout est déversé dans la case « autisme » sous la forme d’un amalgame, dans une vision victimisante, loin de l’image positive et/ou valorisante qui aurait permis une meilleure intégration des personnes autistes. Cela contribue fatalement à la stigmatisation de l’autisme et à la désinformation sur les composantes de l’autisme telles que décrites au DSM.

De surcroît, pour déceler l’autisme, il est tenu compte en premier lieu des troubles de la personnalité supposément récurrents chez les autistes (donc chez les autistes en détresse, qui représente un profil différent que l’autisme sans troubles de la personnalité), tant et si bien qu’ils sont devenus un préalable à l’accès au diagnostic. Cela constitue un terrain propice à la dénaturation des traits autistiques.

Ce séminaire se donne pour but d’examiner de façon objective des états psychologiques qui peut-être répondent à d’autres troubles au DSM ou qui en ont certaines caractéristiques, mais qui peuvent être pris à tort pour de l’autisme.

Intervenante : Natalia Pedemonte

Séminaire du mois de juillet

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 7/2018  

MARDI 31 JUILLET 2018 DE 19H30 À 21H :

« L’autisme et la spiritualité »

 

SEANCE 7-2018 - 31.07.2018- JHA_ AFFICHE_-page-001.jpg

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

Descriptif de la séance:

L’état autistique est un état naturellement méditatif qui est mal compris par la société.

Il s’agira d’expliquer ce phénomène, le terme spiritualité étant détaché de toute institution religieuse.

La solitude est un moyen de se ressourcer, les autistes ont besoin de se retirer par moments et entrer dans leur monde sans devoir jongler avec la dimension où les neurotypiques se trouvent et qui exige trop de paramètres, cela revient à être en apnée et retrouver la dimension autistique respirer à nouveau en sortant hors de l’eau.

Passer de l’un à l’autre peut être vécu comme une violence à moins d’anticiper ces moments.

Cela implique de baisser le niveau d’état méditatif et contemplatif pour éviter une rupture brutale, afin de maintenir l’équilibre entre deux mondes : celui autistique et celui neurotypique.

Ainsi, il est important de ménager des moments de plénitude solitaire, un état très recherché pourtant par un certain nombre de personnes non autistes, parfois une quête de vie. Cet état est naturel chez les personnes autistes, sans entrainement particulier. Et cela contribue à une capacité de concentration au service des « intérêts spécifiques » (centres d’intérêt des personnes autistes, considérés souvent à tort comme un trouble).

Intervenante : Natalia Pedemonte