Séminaire du mois de juin

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 6/2018  

MERCREDI 27 JUIN 2018 DE 18H À 19H30 :

« Le stress post-traumatique chez les personnes autistes »

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Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

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Descriptif de la séance:

Les personnes autistes sont, d’une part en sur-adaptation permanente et, d’autre part subissent souvent du harcèlement moral sans trêve.

Cela finit par se traduire dans un stress post-traumatique (STP) qui les rendra vulnérables, alors qu’elles le sont déjà, car hypersensibles. Le SPT ne dépend donc pas nécessairement d’un événement grave tel qu’une guerre ou le terrorisme, mais d’une situation ou diverses situations qui constituent une réelle menace vécue comme une menace de mort. Tout ce qui peut être un obstacle à l’accomplissement des capacités autistiques est perçu comme tel. De même, toute tentative de forcer le fonctionnement autistique pour ramener à un fonctionnement neurotypique (que les autistes n’ont pas), ce qui constitue une atteinte à la structure psychique.

La gravité de cet état est souvent ignorée des personnes autistes. Un professionnel pourra dire qu’il faut juste prendre des médicaments pour sortir de cet état (du moment que les symptômes visibles du SPT sont assimilés à une dépression), mais un traitement anti-dépresseur ne ferait qu’aggraver l’état dans lequel est déjà plongée la personne autiste en SPT qui sera au demeurant tout à fait capable de sourire, plaisanter, etc. (théâtre social), l’entourage ne verra rien d’inhabituel : la personne autiste va camoufler toute sorte de comportement qui pourrait lui porter préjudice.

Savoir repérer cet état est essentiel, du moment qu’en sortir implique un processus qui ne se fait pas seul et la durée du SPT peut s’allonger en faisant perdre un nombre d’années qui peuvent se répercuter sur la vie professionnelle, personnelle et laisser la personne autiste dans un plus grand isolement.

Intervenante : Natalia Pedemonte

 

Colloque le 28 septembre à Paris « La diversité dans l’autisme »

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Ce colloque est dédié à l’autisme et au continuum autistique illustré par les intervenants: Etienne Blinet, Patricia Dy, Natalia Pedemonte, Kristian Schott, Josef Schovanec.

Intervenants

Etienne Blinet, personne autiste.

Patricia Dy, Conférencière et autiste.

Natalia Pedemonte, Fondatrice de Juris Handicap Autisme, consultante conférencière, chercheuse en autisme et autiste.

Kristian Schott, Président de l’Association Spectr.A, consultant en matière des spécificités de l’autisme, violoniste, compositeur et autiste.

Josef Schovanec, Docteur en philosophie, écrivain, traducteur, chroniqueur radio, polyglotte et autiste.

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                                   PROGRAMME

• 9h00 : Accueil des participants
• 9h30 : Présentation du colloque par Etienne Blinet
• 10h00 – 11h30 Patricia Dy : « Le parcours d’une femme Asperger »
• 11h30 – 13h00 Kristian Schott : « TSA ou stratégie géniale de régulation »

                 [13h – 14h30 : pause]

• 14h30 – 16h00 Natalia Pedemonte : « Comprendre la pensée autistique »
• 16h00 – 17h30 Josef Schovanec : « Morituri te salutant – la rareté des militants dans l’autisme en questions ».

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Tarifs jusqu’au 30 juin:

  • Tarif normal: 20 €; tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi): 15€

Tarifs à partir du 30 juin:

  • Tarif normal: 25 €; tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi): 20€

 

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_30.06.2018 – Word_

FICHE d’inscription _COLLOQUE JHA_30.06.2018 – PDF_

PROGRAMME COLLOQUE JHA 28-09-2018-

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Pré-inscription en ligne (la validation de l’inscription aura lieu au moment du règlement):

 

 

Séminaire du mois de mai (2018)

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 5/2018  

MARDI 8 MAI 2018 DE 18H00 À 19H30 :

« La manipulation subie par les personnes autistes »

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Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

Inscription en ligne:

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Descriptif de la séance:

La vulnérabilité des personnes autistes en fait souvent la proie de manipulations qui ruinent le corps et l’esprit.

Le seul conseil que l’on entend : « fuyez ! ». On devrait alors fuir de toute personne qui pourrait nous manipuler ou susceptible d’être amenée à nous manipuler. Ce n’est pas la solution et la manipulation implique une participation de la victime (malgré elle) pour pouvoir opérer.

La manipulation fait partie des « compétences sociales ». Elle existe à divers degrés. Mais cela se fait autour de phrases et gestes bien précis qu’une personne autiste ne maîtrise pas. Sa seule carte est la sincérité et des propos précis, sans ambiguïté.

Se montrer « fort » pour rehausser l’« ego », cela ne fait pas partie des priorités d’une personne autiste. On dira de nous que l’on n’a même pas conscience de nous-mêmes. Cela est faux : c’est l’inverse. Les personnes non-autistes sont extériorisées et les personnes autistes intériorisées. Mais la perception autistique capte aussi l’entourage. Une personne qui est dans la détresse sera « captée » comme personne à aider. D’ailleurs, on nous a appris à ne pas être « égoïstes », à refouler nos besoins spécifiques et à répondre aux besoins des autres, seuls dignes d’attention.

Dans ce cadre, la manipulation mentale est facile, en utilisant également le manque d’auto-estime des personnes autistes, mises à mal à cause de leur différence. Par ailleurs, la confusion entre ses ressentis et ce qu’elle capte ne sera pas toujours facile à faire. Cela amènera un déséquilibre mental du poids d’être une « éponge » pour les autres jusqu’à prendre les troubles de la personnalité des manipulateurs pour les siens, dans une remise en question perpétuelle de laquelle se nourrira le manipulateur.

Cela ne concerne pas seulement le domaine relationnel (amical ou amoureux, où l’on peut choisir), mais le domaine professionnel, où le relationnel est une condition de stabilité et devient vite un outil de chantage.

Sans diaboliser ou « victimiser », ce séminaire vise à donner des outils pour mieux comprendre les mécanismes de manipulation afin d’y faire face.

Intervenante : Natalia Pedemonte

 

 

Séminaire du mois d’avril (2018)

 

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 4/2018  

LE SAMEDI 28 AVRIL 2018 DE 18H30 À 20H00 :

« La valorisation de l’autisme »

LOST

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Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL :

jurishandiautisme@gmail.com

 

Descriptif de la séance:

 

Le mois d’avril est dédié à la sensibilisation à l’autisme. Peut-on envisager la valorisation de l’autisme ?

Dès que cette idée est proposée, elle est combattue par ceux qui veulent à tout prix montrer l’autisme comme une souffrance, tentant de trouver des solutions pour en cacher les traits visibles. Dans cette tentative, les autistes voient leur auto-estime en forte baisse et quoi qu’ils fassent, ce sera toujours une imitation de ce qui est normal, imitation tout aussi traquée. A la moindre tentative de valorisation, l’autiste en question se verra rétorquer par certains que s’il valorise l’autisme c’est parce qu’il est un imposteur, qu’il n’est pas si autiste que cela. De même, les personnes ayant d’un handicap (en dehors de l’autisme) peuvent remettre en question ce statut pour une personne autiste qui n’a pas de handicap visible et vu comme anodin par les autres. D’un autre côté, certains autistes nient le volet « handicap », dans une valorisation qui ferait abstraction des difficultés, ce qui peut être perçu comme une menace par les personnes autistes ou parents d’enfants autistes qui ont besoin du statut de personne en situation de handicap pour faire respecter les besoins spécifiques ou en raison de la précarité sociale découlant d’une société non-adaptée à l’autisme, n’ayant pas franchi le seuil de la sensibilisation pieuse. Le souci, c’est de s’enfermer derrière un handicap. L’autisme n’est pas que cela. De même que toute personne en situation de handicap n’est pas que cela et a aussi des dons, passions, rêves, ambitions.

Quelles seraient les étapes restantes à franchir dans le contexte actuel pour arriver à une image plus positive de l’autisme sans nier les besoins spécifiques ? C’est ce qui est proposé dans ce séminaire, nommé LOST, représentant le désespoir et perte d’identité des personnes autistes qui ont du mal à trouver une place dans cette société.

Intervenante : Natalia Pedemonte

Séminaire du mois de mars (2018)

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 3/2018  

LE VENDREDI 30 MARS 2018 DE 18H15 À 21H :

« L’autisme et la résistance à l’oppression »

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INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL : jurishandiautisme@gmail.com

Descriptif de la séance:

L’autisme est encore mal compris en France et la stigmatisation résulte dans un combat permanent pour avoir une place dans la société et faire valoir ses droits. Tant et si bien que cela prend la forme d’une véritable « résistance à l’oppression ».

– La résistance à l’oppression peut résulter :

– d’une attitude passive en apparence des personnes autistes, mais visant des objectifs nobles d’inclusion dans la société (puisqu’il s’agit du droit à l’autodétermination et donc du choix de vie, du métier, etc).

– de la volonté de quelques uns (autistes et non-autistes), oeuvrant sur le terrain, par de petites actions voulument loin du bruit médiatique pour éviter l’opposition qui mettrait en péril le peu de droits acquis;

– d’une attaque de front, faisant valoir les droits devant les tribunaux. Ce tour de force est peu porteur de fruits dans ce secteur hélas : le déni social se transforme souvent en déni de justice.

Intervenants : Etienne Blinet et Natalia Pedemonte

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Sélection personnelle d’ouvrages parus sur l’autisme en 2018: ici

 

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Séminaire du mois de février (2018)

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 2/2018  

LE SAMEDI 17 FEVRIER 2018 DE 18H30 À 19H30 :

« Les typologies de l’autisme face au TSA »

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INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL : jurishandiautisme@gmail.com

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DESCRIPTIF de la séance :

Le DSMV a effacé les distinctions de l’autisme reposant sur les typologies, pour n’en repérer qu’une différence de degré. Rappelant les couleurs, on parle de « spectre ». Comme si on pouvait avoir un autisme « léger » ou un autisme « lourd », souvent confondu avec le QI, qui est un paramètre indépendant.

Ainsi, « Trouble du Spectre autistique » a remplacé l’autisme dit de Kanner et celui d’Asperger.

Pour cette raison, continuer à parler d’autisme « Asperger » ou « Kanner » n’est pas une résistance sémantique ni une querelle de chapelle, mais une réalité recouvrant des aspects différents que nul spécialiste de l’autisme ne saurait méconnaître.

Par ailleurs, la Loi française du 11 février 2005 notamment, considère l’autisme comme un handicap. Ce n’est donc pas un trouble.

En conséquence, la sigle TSA s’oppose à ce statut juridique, ce qui a pour résultat une violation des droits des personnes autistes, ainsi stigmatisées, du moment que le DSM est en concurrence avec la loi, ayant une autorité morale sur cette dernière.

Ce qui finit par donner tout type d’appellations à l’autisme, allant jusqu’à le nommer, à tort, de « maladie ». L’intégration des personnes autistes devient une épreuve, et la plupart des cas les adultes autistes opteront pour cacher leur handicap pour éviter leur exclusion qui tient plus à la discrimination qu’à l’application d’aménagements propres à cette neurologie.

 

Séminaire du mois de janvier (2018)

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE N° 1/2018

LE SAMEDI 20 JANVIER 2018 DE 18H À 19H :

« Être soi-même quand on est autiste : mission impossible ? »

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DESCRIPTIF de la séance :

On entend souvent dire « sois toi-même », l’essentiel pour être une personne épanouie. Mais chez les personnes autistes cela ne va pas de soi.

Comment être soi-même si c’est justement notre identité telle qu’elle, qui est rejetée ?

Or, jouer le jeu de la « normalité » peut être un frein à la découverte de sa propre personnalité pour la personne autiste. Cela crée un déséquilibre mental et un manque d’auto-estime.

Mais « être soi-même » impliquerait entrer en conflit avec les non-autistes, s’ils considèrent la différence comme un affrontement volontaire de la part des personnes autistes. C’est par là que le handicap est nié et toute personne autiste se voit proposer des méthodes pour modifier son paraître, son comportement extérieur.

Il arrive un moment où la crise identitaire s’installe. Deux options sont possibles : rester soi-même contre tous ou nier sa propre existence.

C’est le combat quotidien des personnes autistes même en n’étant pas conscients de ce processus.

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RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS PAR MAIL À: JURISHANDIAUTISME@GMAIL.COM

 

 

Séminaire du mois de décembre

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

SEANCE n° 8  le samedi 9 décembre 2017 de 18h à 19h :

« Le burn out chez les personnes autistes »

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DESCRIPTIF de la séance :

Le burn out chez les personnes autistes est fréquent, notamment chez les autistes Asperger, en raison de la suradaptation. Mais ses signes précurseurs sont difficiles à déceler et il peut se produire diverses fois par an, ce qui implique apprendre à anticiper pour ne pas tomber dans le burn out et quand il est là savoir quoi faire pour éviter de se trouver dans un état de fatigue chronique, ce qui dégrade la santé à court comme à long terme. Il sera également fait un tour sur les régimes alimentaires vitalisants pour l’organisme et sur les besoins physiologiques, toujours dans le versant autistique, le cerveau des personnes autistes étant, par exemple, très gourmand en énergie.

Natalia Pedemonte

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Renseignements et réservations par mail à: jurishandiautisme@gmail.com

 

Séminaire du mois de novembre

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

 

SEANCE n° 7  le jeudi 16 novembre 2017 de 20h à 21h30 :

« L’autisme au féminin: quelles différences? »

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DESCRIPTIF de la séance :

L’autisme au féminin comporte certaines différences par rapport à l’autisme au masculin. Essentiellement, cela rejoint des caractéristiques similaires. Mais chez l’homme, elles sont plus visibles. La principale raison à cela : l’hyperadaptation chez les femmes.

Ainsi, pendant longtemps, le diagnostic a été calqué sur les traits autistiques masculins, ce qui a empêché à de nombreuses femmes autistes d’avoir un diagnostic pendant l’enfance.

En effet, les femmes autistes sont souvent diagnostiquées à l’âge adulte, où le diagnostic est difficile à faire, parfois même impossible. Des études en cours tentent de revoir les critères du diagnostic et également de distinguer les cas d’autisme avec d’autres conditions où certains traits autistiques seulement sont présents. Cela est important pour établir le suivi adéquat qui a son utilité pour reprendre des repères face à une société majoritairement composée de personnes non-autistes. Les stratégies d’adaptation varient d’une personne à une autre et un juste équilibre doit être effectué afin de viser l’adaptation et non la normalisation: ce qui est « normal » chez une personne autiste ne l’est pas pour une personne neurotypique et vice-versa. Parfois les personnes autistes ont naturellement une adaptation optimale: ce sont celles qui ne seront peut-être jamais diagnostiquées… faut-il revendiquer la différence? Ne serait-il pas mieux passer inaperçu(e)?

Les femmes autistes apprennent à montrer une image de normalité et à mettre de côté leurs besoins spécifiques, mais cela n’est pas sans conséquences au niveau psychologique. Ainsi, une fois effectué un diagnostic par des professionnels consciencieux, une renaissance s’opère et permet un épanouissement en accord avec le fonctionnement et besoins autistiques.

Cette séance a pour but d’éclairer sur les traits autistiques féminins, visibles et invisibles. Selon la suggestion des participants, seront analysées spécialement les questions de l’hyperadaptation et du burn out qui sont souvent liées.

Natalia Pedemonte

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Renseignements et réservations par mail à: jurishandiautisme@gmail.com

 

 

 

 

Séminaire du mois d’octobre

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

 

SEANCE 6 (le 6 octobre 2017 de 20h à 21h30) :

« Autisme et troubles de la personnalité »

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Renseignements et réservations par mail à: jurishandiautisme@gmail.com ou règlement en ligne:

 

DESCRIPTIF de la séance :

Lorsque l’on parle d’autisme, on parle également de troubles de la personnalité, dits « comorbidités », par abus de langage, puisque l’autisme n’entraine pas, en soi, des troubles de la personnalité.

Pourtant, force est de constater que les personnes autistes ont souvent des troubles de la personnalité, dont certains sont récurrents. Ceci ne signifie pas qu’il y ait une cause à effet entre des troubles donnés et l’autisme, donc aucun rapport, par exemple entre l’alimentation, les vaccins, et l’autisme (ceci est une évidence, mais il convient de le rappeler).

Avant de savoir quels sont ces troubles, nous allons analyser pourquoi ils apparaissent. Il y a une distinction à effectuer entre les troubles de la personnalité d’autres conditions telles que les Dys et le TDAH (ce ne sont pas des « comorbidités », car cela tient à des aires cérébrales différentes). Ainsi, les Dys et le TDAH ne peuvent, comme l’autisme, que se compenser. Or, les troubles de la personnalité qui ne sont justement pas des « comorbidités » de l’autisme peuvent être traités, tout comme cela arrive pour les non-autistes, car personne n’est à l’abri d’un ou divers troubles de la personnalité, l’essentiel étant de les repérer et ensuite se diriger vers un spécialiste compétent. Le rôle de ce dernier en matière d’autisme sera non seulement de comprendre les personnes autistes, mais de voir comment un trouble de la personnalité donné se manifeste en elles. Et faire la part des choses entre les traits autistiques et les troubles, les premiers requièrent juste une adaptation au besoin. Sauf que, justement, les mauvaises stratégies d’adaptation entraînent des troubles de la personnalité.

Ainsi, l’autisme, les Dys et le TDAH peuvent exister avec ou sans troubles de la personnalité. Et cela fait toute la différence entre avoir une condition ou souffrir d’une condition. Les troubles de la personnalité ne sont donc pas une fatalité dans l’autisme.