Séance supplémentaire novembre

JURIS HANDICAP AUTISME organise des séminaires afin d’apporter une meilleure compréhension de l’autisme et des conditions faisant partie du continuum autistique.

 

Une séance supplémentaire portant sur la Neurodiversité aura lieu, destinée à ceux qui n’avaient pas pu assister à celle du 6 novembre dernier:

 

SEANCE N° 10 bis /2018  

MARDI 27 NOVEMBRE 2018 DE 19 H À 20 H 30

 

« La Neurodiversité et le droit des personnes autistes »

 

Lieu du séminaire : 11, Avenue Philippe-Auguste 75011 Paris

SEANCE 10 BIS-2018 - 27.11.2018- JHA_ Affiche-page-001

 

 

Tarif normal: 10 €; Tarif réduit (étudiants et chercheurs d’emploi) : 5 €

INFORMATIONS ET RESERVATIONS PAR MAIL OU EN LIGNE (Cf. ci-contre) :

jurishandiautisme@gmail.com

(réservation obligatoire pour avoir les codes d’accès aux locaux que vous recevrez par mail)

 

 

Descriptif de la séance

Le courant de la Neurodiversité a voulu changer le regard que la société porte sur les personnes différentes. Il mêle éthique, science et droits. Son importance s’est accrue au fil du temps. Mais sa pluralité et champ vaste a fait naître des courants contradictoires portant le même nom. Difficile alors de s’y retrouver. L’influence idéologique a retenti dans divers domaines :

– Au niveau scientifique/ médical, cela impliquerait de voir l’autisme comme une différence ou condition et non comme un trouble ;

– Au niveau juridique, est visé l’accès effectif à la vie en société aux personnes autistes et le respect de leurs besoins spécifiques, aspirations et choix de vie ;

– La neurodiversité signifie également que les personnes neurodiverses devraient être valorisées et non combattues ni conditionnées à fonctionner selon des paramètres qui ne correspondent pas à leur système cognitif.

Mais une question éthique pourrait empêcher de valider ce courant : qui peut être considéré comme entrant dans la Neurodiversité et donc digne de valorisation ?

En principe, cela implique aussi les neurotypiques, du moment qu’il s’agit d’une neurologie, celle majoritaire.

Or, il n’y a pas de critères scientifiques pour dire qu’une neurologie donnée est ou non une «condition ». Le DSM (qui classe l’autisme dans la rubrique des « troubles neurodéveloppementaux ») ne fait que décrire les caractéristiques (et non les causes) de l’autisme.

Le courant de la Neurodiversité étant humaniste par essence, il a voulu inclure notamment la schizophrénie et la bipolarité sans pour autant dresser une liste des diverses « neurologies ». Cela ne va pas sans poser problème.

Si on compare autisme et schizophrénie, par exemple, ils ne sont pas de la même nature (cette dernière est classée « trouble psychotique » au DSM, alors que l’autisme serait, toujours selon le DSM, un « trouble neurodéveloppemental »).

La question qui se pose est celle de savoir si terme Neurodiversité est approprié. Quelles pourraient être les dérives réelles ou supposées de ce courant qui, au demeurant, est interprété différemment selon les secteurs (secteur militant ; secteur médical, etc) ? En effet, selon le champ qu’on lui donne, la valorisation sera plus ou moins pertinente.

Permet-il encore la valorisation ou constitue t-il un piège pour les personnes autistes qu’il avait voulu pourtant protéger ?

Intervenante : Natalia Pedemonte

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